L'EQUIPE DE FRANCE > Interview de Jean-Jacques Eeckhoutte, responsable du secteur Gymnastique Artistique Masculine
 

« Nous restons positifs et arriverons en pleine forme aux Jeux Olympiques !  »

Quelles ont été les différentes phases de sélection ?
Depuis le Tests Event, où l’on a enfin obtenu la qualification Olympique, nous avons mis en place différentes étapes de sélection : des tournois internationaux et des Coupes du Monde, deux tests mi-avril effectués à l’INSEP qui nous ont permis de sélectionner les gymnastes pour les Europe, un match contre l’Allemagne et l’Espagne à Troyes et enfin, un dernier rendez-vous, les Championnats de France individuels à Nantes.

A l'issue de cette olympiade, que retiendrez-vous de ces quatre années ?
Nous sommes repartis avec le même groupe que les J.O. de Pékin, autour de deux anciens, Yann Cucherat et Benoît Caranobe. La préparation s’est effectuée avec un potentiel intéressant, puisqu’il y a dans ce collectif Hamilton Sabot et des spécialistes comme Cyril Tommasone, qui nous permettait d’envisager de bons résultats. Malheureusement, nous avons fait face à différents accidents, plus ou moins grave, qui ont retardé la préparation ou pénalisé les gymnastes.

Quels sont les objectifs de médaille et de place de finaliste ?
Tout d’abord, nous devons prétendre à rester parmi les 8 meilleures nations. Si nous y arrivons, cela veut dire que nous avons de grandes chances d’avoir des finalistes par agrès. Le format en 5/4/3 devait nous laisser espérer de bonnes performances, mais malheureusement les blessures viennent contredire nos prétentions. En individuel, Hamilton Sabot ainsi que Cyril Tommasone possèdent un potentiel très intéressant de médaille olympique. Il y a également d’autres gymnastes qui peuvent s’illustrer, notamment Yann Cucherat. Nous prétendons au minimum à 3 finales et une médaille.

En tant que responsable de secteur, dans quel état d’esprit abordez-vous cet événement ?
L’échec de Tokyo a rendu la préparation très difficile. Une fatigue accrue avec le Test Event, plus d’un an de préparation, l’impossibilité de faire une réelle « pause » après ce Test Event : tout cela a laissé des traces dans les organismes, peut-être l'une des raisons de toutes les blessures actuelles. Je reste optimiste, même si nos objectifs sont à revoir à la baisse, mais nous y croyons toujours ! Nous serons présents aux Jeux Olympiques, et en pleine forme !

Quel est votre meilleur souvenir aux J.O. ?
Je regarde essentiellement vers le futur. Mais je reste très impressionné par le Japonais Kohei Ushimura. Il n’a pas gagné le concours général des J.O. de Pékin, mais avec 2 chutes à un agrès il termine tout de même à la seconde place. L’autre souvenir qui m’a énormément marqué: le concours général de Benoît Caranobe à Pékin, qui a été pour nous un grand moment. Pour l’anecdote, lors d’une réunion de préparation en juin 2008, j’ai donné aux entraîneurs le total point que Benoît était capable de faire lors des J.O. Et c’est exactement le total qu’il a réalisé deux mois plus tard…

























 
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